Jazz Apéros

Cette année encore le Jazz investira le centre ville et donnera le tempo...
Un authentique Festival Off présentant des musiciens de plus haut niveau, comme on peut en juger par cet avant-programme.

MERCREDI 18 JUILLET (concerts gratuits)

Place des Centuries - 19 à 21 h DANIEL HUCK QUARTET
Daniel Huck (saxo, vocal), Paul Pioli (guitare), Hubert Rousselet (contrebasse), Thierry Lutz (batterie)

Place Pelletan - 20 h 30 - 22 h 30 GIGSTREET
Léonard Blair (saxo, vocal), Claude Gonnet (guitare), Giovanni Mozillo (contrebasse)

Place Crousillat - 18 à 20 h Philippe renault QUARTET
Philippe Renault (trombone), Benoît Paillard (piano), Bernard Abeille
(contrebasse), Frédéric Ménillo (batterie)

JEUDI 19 JUILLET (concerts gratuits)

Place des Centuries - 19 à 21 h rodolphe raffalLi quartet
Rodolphe Raffalli (guitare), Philippe Doudou Cuillerier (guitare), Max Robin (contrebasse), batterie NC.

Place Pelletan - 20 h 30 - 22 h 30 PEPE MANTEQUILLA
Guest Robert Papasian (vocal, guitare)
9 musiciens, amoureux de la salsa au service d’un jazz latin enflammé
et dansant.

Place Crousillat - 18 à 20 h JEAN-MICHEL PROUST QUINTET
Jean-Michel Proust (saxophone), Ahmet Gulday (piano), Philippe Le Van
(batterie), Christophe Le Van (contrebasse), José Capparos (trompette)

RAFFALLIRODOLPHE RAFFALLI

Né en 1959, Rodolphe Raffalli commence l'apprentissage de la guitare à l'age de 8 ans ; il est marqué par l'esprit musical du grand jazzman Django Reinhardt mais il fait preuve d'une curiosité insatiable sur la guitare et découvre tour à tour la chanson française, la musique classique, le folklore d'Amérique latine, le jazz traditionnel et surtout l'improvisation.
Il rencontre à Paris en 1977, le guitariste argentin Martin Torrés (Guitare d'Or au Mondial de Venise 1976). En 1978, il côtoie à Montmartre les guitaristes gitans Maurice Ferret et Joseph Pouville qui perpétuent la tradition du swing dans l'esprit de Django Reinhardt. Quelques temps aprés, il va aux Puces de Clignancourt dans le temple de la guitare manouche où il rencontre l'orchestre "les Manouches" aux côtés des guitaristes Mondine et Ninine Garcia "Père et Fils".
En 1981, il décide alors d'approfondir les standards de jazz créés par de grands compositeurs américains (Cole Porter, Jerome Kern, Georges Gershwin, Fats Waller, Sidney Bechet etc.). Il élargit son champ musical, perfectionne son répertoire dans les cafés-concerts, à la seule école qu'il a assidûment fréquentée : celle du public.
Nouvelle aventure en 1982 avec une incursion très sérieuse dans le classique : bien qu'étant autodidacte, il étudie seul la guitare classique et interprète tour à tour : Bach, Scarlatti, Haendel, Villa-Lobos .
En parallèle, il cultive la tradition du western swing dans un orchestre Hillbilly et participe en 1986 à la formation "Ménilmontant Swing" à Paris.
Sa route a également croisé celle de la musique d'Amérique Latine au sein de laquelle est fixée une solide tradition guitaristique.
Au coeur du quartier latin ; il joue avec les musiciens du Paraguay, du Pérou, d'Argentine et du Brésil.
Riche de son amour et du seul fruit de ses rencontres (il est réellement autodidacte), il pousse la connaissance de sa guitare et sa sensibilité naturelle jusqu'à atteindre une maîtrise musicale rare.

DANIEL HUCK

huckDaniel Huck, saxophoniste, clarinettiste et chanteur français est né en 1948. Après avoir vainement essayé de jouer du trombone à quatorze ans, c'est en 1967 qu’il aborde le saxophone alto en amateur autodidacte dans le dessein de rejoindre son orchestre français préféré, les «Jazz O'Maniacs». À part quelques incursions dans le monde du rythm and blues ou du free jazz, il se joint, à la fin des années soixante aux «Famous Melody Boys» et à «Sharkey & Co», groupe auquel il restera fidèle jusqu'en 1974.
Devenu professionnel après un bref passage chez les Jazz O'Maniacs, il côtoie, au début des années soixante-dix, Gilbert Leroux, Raymond Fonseque et Cat Anderson qu’il accompagne en tournée, puis joue chez Olivier Franc. Sa participation au disque de l'«Anachronic Jazz Band» en 1976 et sa collaboration directe avec l'orchestre, vont lui permettre de se familiariser avec le répertoire du jazz moderne qu'il aborde franchement avec le «Happy Feet Quintet», dirigé par Philippe Baudoin à l’aube des années quatre-vingt. Dans le même temps, il est membre du groupe Cajun «Chicot à bois sec». En 1981, il fonde Slapscat, un quartette qui interprète des adaptations vocales en français, nettement inspiré de Slim Gaillard, que le groupe accompagne au Méridien à Paris et en concert en France. Simultanément, il rejoint l'«Orphéon Célesta». petite formation vieux style mise sur pied par Emmanuel Hussenot. À partir de 1987, il dirige un quartette

Une fougue et une volubilité doublée d’un swing évident, un humour certain et une tendance à la «folie», telles sont les caractéristiques de ce personnage qui ne saurait laisser indifférent. Capable d'évoquer aussi bien le slap primitif de Scump Evans que les délires d'Albert Ayler, il est attiré par les racines du jazz, du blues au spiritual et à l'expressionnisme noir dans son ensemble. Ses maîtres avoués sont Coleman Hawkins et Charlie Parker, mais l'influence de Louis Armstrong et de Benny Carter est indéniable. Apprécié pour ses qualités de catalyseur et d’homme de scène, il se montre aussi l'un des plus swingants vocalisateurs, risque-tout du scat, revisitant souvent son idole Cab Calloway, il est capable d'improviser sur le champ des paroles drolatiques en français. De plus, il est aussi au nombre des quelques jazzmen experts en histoire du jazz. - (d’après A.C).


Philippe RENAULT

Philippe RENAULT (Saxo), Benoît PAILLARD (piano), Bernard ABEILLE (contrebasse) et Frédéric MENILLO (batterie). Concert proposé par l'IMFP.

Actuel responsable du département jazz du Conservatoire National de Région de Marseille, Philippe RENAULT et son nouveau quartet profitent de la venue de Marcus Miller au festival de jazz de Salon-de-Provence pour rendre hommage à Miles Davis en nous proposant des standards et des compositions phares du célèbre trompettiste.


Jean-Michel PROUST

Jean-Michel Proust (saxophone), Ahmet Gulday (piano), Philippe Le Van (batterie), Christophe Le Van (contrebasse), José Capparos (trompette)
Saxophoniste, chef d’orchestre, compositeur, Jean-Michel Proust est depuis 20 ans  est un habitué de la scène française. Il à la tête de 5 formations de jazz. Il nous offrira sa vision du répertoire de Chet Baker & George Coleman ainsi que sur celui de Dexter Gordon & Freddie Hubbard. Élégance, mélodie et énergie !

LES CONCERTS DE L'EMPÉRI

4713MARCUS MILLER

"Miles Davis, Paul Chambers, Larry Graham, Stanley Clarke, Earth, Wind & Fire, Grover Washington,… forment la voie lactée qui brille dans l'espace sonore de Marcus Miller, bassiste d'exception.
Dès la deuxième moitié des années 1970, ce jeune virtuose —que s'arrachent déjà les grands noms de la soul, du jazz et de la pop— squatte les studios d'enregistrement les plus réputés. Et, lorsque Miles Davis revient parmi les vivants en compagnie de ce prodige en 1981, le petit monde du jazz est en émoi. Ensemble, ils enregistreront le prestigieux Tutu.
Quand Miles tire sa révérence en 1991, Marcus commence à enregistrer sous son propre nom. The Sun Don't Lie (1993) lance brillamment sa deuxième carrière : celle de leader épanoui qui, après quinze ans d'aventures tous azimuts, sait parfaitement cadrer son champ d'expression, entre mélodies ciselées et arrangements soignés.
En quinze ans, Marcus Miller a définitivement imposé sa marque : celle d'un musicien respecté qui sait faire fructifier l'héritage des grandes musiques noires. Une mélodie de Stevie Wonder, le souvenir de Billie Holiday, l'ombre géante de Miles, la mémoire de John Coltrane, un clin d'?il à Prince, un Tutu magnifié...
Cette date unique dans le Grand Est de la France en off du festival NJP annonce la sortie prochaine de son nouvel album studio chez Dreyfus Jazz."

(Extraits de la biographie rédigée par Frédéric Goaty


BIRELLI LAGRENE GIPSY PROJECT - SARA LAZARUS - ANDRÉ CECCARELLI

sl_bl_ac_allright_200 “It’s All Right With Me”
"Il y a une sorte d’évidence dans la rencontre entre la chanteuse Sara Lazarus et le Gipsy Project du guitariste Biréli Lagrène. Cette évidence va au-delà des genres. Au-delà des styles. On pourrait convoquerl’histoire du jazz, évoquer Julie London ou Sarah Vaughan, invoquer leurs fameux pas de deux avec ce swingman de choc qu’était Barney Kessel, ou bien encore sacrifier à l’illustre tutelle du grand Django, associée au violon de Stéphane Grappelli, pour cette éphémère et touchante collaboration du Quintette avec la fragile Beryl Davis – cela ne changerait pas grand-chose à l’affaire. Comme ne changent pas grand-chose à l’affaire les remaniements et moutures successives du Project lui-même : Biréli à
l’électrique, Biréli à l’acoustique, avec ou sans le soutien de Franck Wolf au saxophone, accueillant aujourd’hui la frappe unanime et dansante du drummer André Cecarrelli... Non, l’essentiel n’est pas là. Mais peut-être dans ce caractère étonnamment dansant, justement, de l’inspiration du guitariste, dont l’art n’a jamais tant ressemblé à l’insaisissable légèreté d’une chorégraphie. Solidement adossé au « noyau dur » de son Project (les désormais incontournables Hono Winterstein et Diego Imbert), auto-propulsé par un « drive » qui autorise tous les débordements, Biréli donne magistralement la réplique à cette américaine à l’articulation parfaite, qui a l’extrême bon goût de ne jamais en faire trop. A la chaleur et à la justesse de la voix de Sara répondent donc l’implacable précision du « time » de Biréli, sa vision proprement orchestrale, ses intuitions foudroyantes, les deux touchant systématiquement au but, ensemble, avec un
naturel incroyablement confondant. Le diapason de cette alliance est donné par le choix du répertoire. En reprenant le « Dans mon île » de Salvador, par exemple, Biréli et Sara atteignent à un degré de perfection pour le moins symbolique.
Entre l’Américaine et le Gipsy, unité des langues au-delà des accents. Confusion des volontés. Épanchement mutuel. Innocence retrouvée. Tel un monde d’avant Babel. Une musique d’avant la séparation entre le coeuret l’éclat. Charme fou et plaisir rare."
Max Robin