16 mai 2008
JAZZ A SALON 2008
JUILLET 2008 / DEMANDEZ LE PROGRAMME !
"Comme chaque année le Festival offre des concerts gratuits du meilleur niveau sur les places de la ville et, bien sûr, des soirées de qualité internationale dans le site prestigieux de l'Empéri.
Je veux remercier la municipalité pour son implication dans cette belle manifestation et ne pas oublier l'aide de la Région et du Conseil général ni celle de nos partenaires privés.
Nous avons cette année, en accord avec la Ville de Salon-de-Provence, retenu une programmation propre à satisfaire les plus difficiles.
On retrouve en effet une grande figure de l'histoire du piano jazz, l'extraordinaire Ahmad Jamal, une des nouvelles stars internationales, Stacey Kent et un artiste français qui sait ouvrir le champ de son expression sans renier le swing, Thomas Dutronc.
Tout cela, sans négliger nos plateaux gratuits en centre ville avec une pléïade de musiciens de talent qui vont faire vibrer nos places et nos rues...
Le cru 2008 n'attende plus que vous..."
François MAIOLI, Président de l'AFJAM
Mercredi 2 juillet, 21h30, Château de l’Empéri
THOMAS DUTRONC
Vendredi 4 juillet, 21h30, Château de l’Empéri
STACEY KENT
Samedi 5 juillet, 21h30, Cour Renaissance 
AHMAD JAMAL
JAZZ APEROS GRATUITS
Mardi 1er juillet 2008
18h30-20h30
Place Crousillat
Virginie Teychené quartet
Virginie Teychené : chant
Stéphane Bernard : piano
Gérard Maurin : contrebasse
Jean-Pierre Arnaud : batterie
19h30-21h30
Place des Centuries
Claire Geraghty Quartet
Claire Geraghty : chant
Olivier Truchot : orgue Hammond
Paul Pioli : guitare
Thierry Larosa : batterie
21h-21h45
Place Pelletan
Latinus Virus
Chris Cavallini : vibraphone
Sam Favreau : basse
Guillaume Guino : congas drums
Mercredi 2 juillet 2008
18h30-20h30
Place Crousillat
Coco Verde
Mariannnick Saint-Ceran : chant
Marc Buccafuri : guitare
Gérard Guérin : basse
Bernard Césari : batterie
19h30-21h30
Place des Centuries
Gilda Solve Quartet
Gilda Solve : chant
Alain Fougeret : piano
Dominique Molton : contrebasse
Alain Ruiz : batterie
Felipe Gonzalez : Conga
19h30-21h30
Place des Centuries
Gilda Solve Quartet
Gilda Solve : chant
Alain Fougeret : piano
Dominique Molton : contrebasse
Alain Ruiz : batterie
Felipe Gonzalez : Conga
Jeudi 3 juillet 2008
18h-19h
Place Crousillat
Zoot : Vainqueur du tremplin
de l'IMFP en 2006
Benoît Lavollée : vibraphone
Ronan Mazé : saxophones
Baptiste Dubreuil : Piano Fender Stéphane Decolly : Basse
Bertrand Hurault : Batterie
19h30-20h30
Gran Tork
Direction compositions, arrangements et trombone : Philippe Renault
Eléonora Ghazariants : chant
Thierry Amiot : trompette
Bastien Ballaz, Emilie Rambaud, Hugo Soggia : trombones,
Bruno Berberian, Nicolas Delorme, Fabien Genais,
Slava Khazariants : saxophones
Sam Favreau : basse - Sylvain Caulier : batterie
Laurent Blanc : guitare - Marc-Antoine Bianco : claviers.
AHMAD JAMAL
AHMAD JAMAL
Né à Pittsburgh (formidable vivier de musiciens : Kenny Clarke, Art Blakey, Earl
Hines...) en Pennsylvanie le 2 juillet 1930, Ahmad Jamal commence le piano dès l’âge
de trois ans. «La musique a décidé pour moi. Elle est venue à moi. Elle m’a trouvé, pas
le contraire. J’étais âgé de trois ans, et je me suis mis au piano. Et voilà. A cet âge-là,
on ne prend pas de décisions, on se laisse guider par son instinct. C’est en vous.
Mes parents ont pris conscience de ce talent, de ce cadeau. J’ai pris des cours pour le
nourrir. Pour économiser le dollar nécessaire, ma mère dédaignait les transports en
commun !».
Il fréquente la Westinghouse High School. A huit ans, il interprète Chopin,
Liszt, Gershwin. « A l’âge de onze ans ? je gagnais déjà ma vie comme musicien. Je
n’allais plus au collège » et signe sa première pièce pour big band. Il débute sa carrière
professionnelle dans l’orchestre de George Hudson dès 1947.
L’exemple même du musicien précoce. En 1949, il fonde son premier trio, The Three Strings (avec Ray
Crawford à la guitare et Eddie Calhoun à la basse), une formation qui n’est pas sans
évoquer bien sûr celle de Nat King Cole, alors en pleine vogue : « On a toujours voulu
voir en moi l’héritier de Nat Cole, mais mon influence majeure s’appelle Erroll Garner.
D’abord, il faut que vous sachiez que lorsque j’étais gamin, à Pittsburgh, je me suis
essayé à toutes les combinaisons. Duo avec saxophone ténor, piano solo, duos avec
trompette, percussions ou voix, quartette, quintette, sextette... tout ce que vous
pouvez imaginer. Ce qui fait qu’à dix-sept ans, j’avais quasiment tout fait ! Mon centre
d’intérêt principal ce n’est pas le répertoire mais l’orchestre ; et en guise d’exercice
pour l’écriture, j’avais mon orchestre : le trio... Ce qui m’intéressait, c’était de lui
conférer le plus gros son possible. Travailler en trio c’est un peu travailler à l’ancienne.
Une forme d’art perdue. Parce que les possibilités ouvertes par la formule du trio sont
innombrables, vous pouvez l’orchestrer, l’arranger, le raisonner en tant qu’orchestre.
Lorsque j’etais avec Ray Crawford, tout était écrit ; j’ai encore le recueil « gros comme
ça » des partitions ! Mon grand plaisir, c’était d’écrire pour la plus petite formation et
de la faire sonner comme un grand orchestre ».
Cette biographie reprend des extraits de presse des média suivants : Le Monde,
Libération, La Provence, L’Express, Le Figaroscope, Le Nouvel Observateur, Jazz
Magazine, Jazzman, So What, Piano Magazine, Keyboards...
JAZZ ET CHANSON : THOMAS DUTRONC
THOMAS DUTRONC
"Les biographies d’artistes, on connaît. Plus c’est « Cosette Tirejus » ou « Je-suis-né-dans-la-Rue », plus ça fait joli. Avec Thomas, ça ne va pas être possible. Il ne lit pas plus dans les étoiles qu’il ne fume de gros cigares, mais son truc tabou, son message personnel vous sautent au visage dès le premier abord. Une main fine et ferme, deux grands yeux bleus espiègles, pas de quoi se vanter ! Ni se plaindre, d’ailleurs…
Donc, de lui, on sait déjà ça. Et, plus vaguement, qu’il donne dans la musique ou sur les bords. Erreur ! Pas vaguement, encore moins sur les bords : carrément par les chemins de traverse. La zique, Thomas s’est faufilé entre ses gouttes tant bien que mal jusqu’à 17 ans, mais à 18, bac en poche et fac d’art en cours, elle lui a brusquement fondu dessus en formidables bourrasques. Pas de celles qui viennent par vent d’ouest en vagues pop ou rock, non, lui, c’est de plus loin vers l’est et dans le temps que ça lui vient : des roulottes Rom et des campements sauvages tout fumant de jazz manouche ! Une vraie conversion, doublée d’une longue, humble et patiente initiation…
Bref, en quelques années de totale immersion, Thomas ne vit plus qu’en maltraitant dans l’allégresse ses malheureux dix doigts (moins un, qui reste obstinément en l’air, sans doute par esprit de contradiction) sur les cascades de notes brûlantes jadis déversées sur une planète blême d’ébahissement par un Django Reinhardt aussi désinvolte qu’intouchable. Vous parlez d’une ascèse dans un monde formaté à la minute de vide vendue au kilo de pub ! Mais Thomas n’en a cure. Tout à la fois la proie et l’aiguillon de sa passion, il va son chemin, gagne ses galons et le respect de ses rudes pairs (tel Bireli Lagrene, qui est à Django ce que Stevie Ray Vaughan est à Jimi Hendrix, excusez du peu !) au fil d’un itinéraire à cloche-pied borné par les bistros d’apaches et force détours partout où les combats de coqs se règlent à grands jets de guitares de tous bois…
Et quand Thomas ne joue pas à perdre haleine avec ses amis manouches, il bricole des chansons avec ses copains d’enfance, parce ça le travaille aussi, évidemment. Et petit à petit, les expériences acquises et les rencontres de hasard aidant, tout ça le mène vers un spectacle fait de pans de rêves éparpillés, de sketches foutraques, de bouts de ficelles incandescentes et, surtout, surtout, de fraternelle créativité.
Au départ, le disque n’existait même pas à l’état de projet secret : c’était juste qu’à un moment, il faut bien faire entendre des bouts de ce qu’on mitonne aux gens que ça concerne… Et comme de bout en bout, le temps a passé, et que 75 représentations de plus en plus torrides en deux ans l’ont comblé, ce qui n’était que grappes de samples et d’extraits est devenu le disque que voila, et qui ne ressemble à rien de connu ou d’identifiable de ce côté ci de la musique populaire : un camaïeu incroyablement dense d’instrumentaux bouillants et de chansons libre-songeuses , comme tombé du ciel avec une grâce d’acrobate, absolument dévolu à l’ardente fantaisie, à la folie douce d’un artiste au faux air de jeune homme sage mais aux charmes méga frappeurs : THOMAS DUTRONC…"
(FiN en attendant plus ou mieux : F. Ducray)

